projet de clou à clou : 2ème oeuvre janvier

PROJET DE CLOU A CLOU : DEUXIEME ŒUVRE (janvier)

John Cage  de Ruth Francken, 1993, 101,5 x 71cm, sérigraphie.

Ruth Franken (née à Prague en1924-décédée à Paris en 2006)
Émigré aux USA en 1941, mais vit à Paris depuis 1952. Son travail débute dans la mouvance de l’expressionnisme abstrait: elle commence la sculpture en 1964, puis entreprend une série de portraits en triptyques usant complètement du dessin, du collage et de la photographie. Les jeux de dissymétrie, les froissages, l’impact des mines posent toute identité comme à la fois affirmée et vacillante.

John Cage est un compositeur, poète et plasticien américain, né le 5 septembre 1912 à Los Angeles aux États-Unis et mort le 12 août 1992 à New York aux États-Unis.

John Cage s'est illustré comme compositeur de musique contemporaine expérimentale et comme philosophe. Il est également reconnu comme l'inspirateur du mouvement Fluxus, du groupe espagnol ZAJ et des expérimentations musicales radicales qui accompagnaient les chorégraphies de la Merce Cunningham Dance Company. Il y a d'ailleurs occupé la fonction de directeur musical puis de conseiller musical jusqu'à sa mort en 1992. ( source Wikipedia)

L’œuvre est assez énigmatique et nous invite à interroger l’image comme matière (support métallisé important, froissage, impression) ou non matière (reflet, miroir, transparence, désincarnation), ainsi que la répétition du portrait.

 

Sujet N°2 : « Double portrait »

1) a) Dispositif :    - Medium  et outils au choix                   - Travail individuel.

                             - Temps : une séance d’une heure       - Support : feuille blanche 50 x 75 cm

Une photocopie présentant deux fois le même visage (de face, soit celui de John Cage soit celui de Hugh Laurie) est distribuée

    b) Commande : Cette image devient matière.

        Gestes : découper, coller, froisser, superposer, rajouter, mettre en boule, chiffonner, assembler, distordre...

VOCABULAIRE : Le modelé est le relief des formes représentées, le modelé peut-être obtenu en effectuant un jeu d’ombre et de lumière.

      Références :

Alain Fleischer, la nuit des visages, 1995

Ces photographies de portrait d’enfant floues et énigmatiques sont projetées sur des pierres, puis rephotographiées. Ainsi la photo retrouve du relief, celui du modelé du visage ? Non, une matérialité nouvelle apportée par la roche, une étrangeté, accentuée par la pénombre de la nuit.

 

 

 

 

 

 

 

Gilbert Garcin, L’amour de soi, 1998

Ce photographe français aime jouer avec les mots et l’image. Ici  l’artiste serre contre lui son autoportrait imprimé sur papier d’emballage. L’amour de soi est plus fort que l’image, on ne distingue guère les détails de son visage…

Le visage est chiffonné, froissé : matériau plus qu’image.

 

2) a) Dispositif : identique

b) Commande : Fais tout le contraire !

         Gestes : Evider, trouer, dessiner, relier, espacer, dissimuler, enlever, …

    Références :

   

 

 

 

 

 

 

 

 

100 stars aveugles Greta, Miroir aveugle de  Douglas Gordon, 2008. À partir d’une  photographie de Robert McKeever.

Pascal Convert : La Madonne de Benthala, 2001-2002       Pour approfondir: www.pascalconvert.fr

Le 22 septembre 1997, à Bentalha, banlieue d’Alger, se déroule l’un des massacres de civils les plus sanglants d’Algérie. Le lendemain, Hocine Zaourar, photographe algérien de l’AFP, saisit une femme s’effondrant de douleur contre un mur de l’hôpital où ont été transportés les blessés. 
La photographie connaît une diffusion mondiale immédiate : elle fait la Une de plus de 750 quotidiens. Plusieurs fois primée et support d’œuvres d’art, la Madone de Bentalha devient le sujet central de cette sculpture un peu particulière.

Pascal Convert se base sur le pouvoir d’une image : même sans son contexte, cette photo devient l’emblème de tous les massacres en temps de conflit ou de guerre. Pour rendre plus palpable cette image forte, il a en a fait un œuvre de cire à la fois en creux comme une empreinte négative du moulage du visage, mais aussi en bas-relief. Une manière de dénoncer l’absence ou le vide que peuvent créer les photos car incomplètes par rapport au réel. (Renvoie aussi au négatif photographique).

VOCABULAIRE (en relation avec le programme d'histoire des arts 4ème : la sculpture au 19ème siècle)

Un bas-relief est une sculpture dont les éléments sont rattachés à un fond, ce qui le distingue d’une sculpture en ronde-bosse, où le relief est visible de tout côté et est souvent présenté sur un socle.

Lorsque ces éléments sculptés tendent à se défaire ou à se détacher de ce fond, on parle alors d’haut-relief.

        

Références :

LA RONDE BOSSE

L’exemple choisi est une sculpture d’Antonio Canova, Psyché ranimée par le baiser de l’Amour, 1787 – 1793.

Elle porte les caractéristiques de la sculpture néo-classique inspirée de l’art classique antique.

 

 

 

 

 

 

LE HAUT RELIEF

On reconnait en cette œuvre de taille importante, La porte de l’enfer d’Auguste Rodin (artiste du réalisme), 1880-1890, le style romantique, où les corps produisent désordre et mouvement chers au thème : l’enfer.

 

 

 

 

 

 

NEOCLASSICISME : (1750-1830) en réaction avec la sensualité exacerbée du style rococo du 18ème siècle, le néoclassicisme exalte la grandeur, la vertu, la rigueur et la force. C’est dans la sculpture que s’incarne le mieux ces idées par la froideur et la volonté de perfection technique (la quête du « beau absolu »). Les artistes néoclassiques puisent leur inspiration dans l’Antiquité, où ils puisent les modèles esthétiques (canon) et des valeurs comme l’héroïsme et la raison (sujets moraux).

ROMANTISME : (1800-1850) Les artistes aspirent à davantage de liberté : prédominance de la sensibilité et de l’imagination sur la raison apparaît avec les romantiques. Passions, intuitions, sujets du présent, nostalgie ou lyrisme, vérité de l’individu plutôt que du collectif sont des thèmes qui leur sont propres.

 

REALISATIONS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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le 02 mai 2015 à 13:23

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