Projet clou à clou : Bienvenue

PREMIERE OEUVRE (mois de décembre) : exposée au CDI.

Djamel Tatah, Sans titre, 1996, 76,5 x 56,5cm, sérigraphie.

Genre de l'oeuvre : portrait.

Description : Au premier plan, un homme chauve, très peu détaillé, est représenté. Il se détache d'un fond uniforme d'un magnifique bleu (entre turquoise et cobalt). On ne connaît pas l'identité de cet homme, qui observe le spectateur d'une manière abrupte et en même temps les yeux dans le vague.

Djamel Tatah (wikipédia)

Djamel Tatah a fait ses études à l’école des Beaux-arts de Saint-Etienne de 1981 à 1986. Au cours de son séjour à Marseille en 1989, il a défini l’essentiel de son dispositif de création et s’est engagé dans la réalisation de grands formats et de polyptiques.

Le dispositif de création de Djamel Tatah associe la technique ancienne de la peinture à la cire, la photographie, puis la numérisation des images qu’il explore dès 1994. Chaque composition est exécutée d’une façon identique. Il réalise des photographies de ses proches qu'il utilise comme banque d'images pour composer ses tableaux sur ordinateur. Le dessin est alors projeté ou agrandi sur la toile.

L’artiste met en scène des figures humaines grandeur nature, vidées de leur chair et de leur volumétrie, dans des espaces colorés géométriques et plans. Silencieux et suspendus dans le temps, les marcheurs, les gisants, les hittistes sont les motifs que l'artiste rejoue de tableaux en tableaux autour des thèmes de la vie urbaine, de la guerre, de la suspension ou de la chute.

Composition : Le portrait est en plan rapproché, de point de vue frontal : des éléments très banals, mais il se tient légèrement décentré vers la droite, en léger déséquilibre, Les lignes de forces sont des lignes courbes, aucun angle : tout est en douceur (douceur des formes, douceur des couleurs, très atténuées).

Couleurs : Ton froid, la couleur qui domine est le bleu que l'on retrouve dans le fond, mais qui teinte légèrement le visage et le bordeaux du vêtement. Dans cette harmonie bleutée et glaciale, le contraste chaud (rouge) - froid est très atténué.

Lumière : aucune source lumineuse n'est visible et il y a très peu d'ombre et de lumière (absence de modelé). Par contre un contraste de valeur : clair-foncé permet au visage de nettement se détacher du fond.

Facture : ce portrait est réaliste dans ses proportions, mais le fait que l'ensemble soit traité en aplat (surfaces uniformes sans aucun volume ni relief) donne à l'oeuvre une impression très particulière : le personnage semble flotter entre le réel et l'imaginaire. Fantôme, souvenir???

Interprétation :

Driss "Dans cette oeuvre, on voit un homme chauve et pâle, mais on ne sait pas pourquoi (malade?). Ce tableau est très mystérieux, d'autant plus qu'il n'a pas de titre... Il ressemble à une photo d'identité, mal cadrée."

Amadou " Il n'a pas d'expression, pas de joie, pas de peur, pas de haine, de honte ou de tristesse... C'est un visage terne, sans couleur, sans race identifiable. C'est une figure plutôt qu'un portrait."

"Le message du peintre c'est qu' l'on peut se reconnaître en chaque personne et tout le monde peut se reconnaître en nous. "

Valentin "Ce qui est étonnant, c'est que le peintre n'utilise aucun artifice pour rendre son oeuvre originale, mais il représente juste un homme simple."

En vrac "Un moine, Voldemort dans Harry Potter, un cancéreux, un zombie,

Safa " C'est un univers silencieux, c'est une oeuvre étonnante, car elle interroge à la fois le réel et de façon plus soutenue l'abstraction, qui s'accapare du réel. (...) C'est un homme solitaire qui n'a ni lieu ni temps. La tristesse d'un homme solitaire."

Samuel " Cette oeuvre très simple au niveau des couleurs montre un homme pâle, malade? On dirait les couleurs du drapeau français. Tatah veut-il dire que le France est malade ou qu'elle ne va pas bien (crise)?"

Louis "Cette oeuvre me fait penser à la solitude, la tristesse et la mort, à cause de l'obscurité  des couleurs. Tatah veut nous montrer que la vie peut être difficile et qu'on peut la vivre seul."

Cloé " Je remarque un homme blanc de peau, sans sourcil, sans cheveu et avec les traits de visage effacés. L'oeil droit part vers l'extérieur. c'est un homme à la fois réel mais qui nous interpelle."

" Le peintre nous dit que tout homme sur Terre a besoin d'être regardé."

Emma " Je trouve cette oeuvre froide, il n'y a pas de fond, de décor. il n'y a pas de perspective. Il y a juste le portrait d'une personne pâle. Elle me fait penser à la mort, au vide."

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le 23 févr. 2014 à 21:00

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